Un panneau solaire photovoltaïque convertit la lumière du soleil en électricité grâce à l'effet photoélectrique. Comprendre son fonctionnement permet de mieux évaluer les performances attendues et les facteurs qui les influencent.
Chaque panneau solaire est composé de cellules photovoltaïques, fabriquées principalement en silicium. Quand des photons (particules lumineuses) frappent la cellule, ils libèrent des électrons dans le matériau. Ce flux d'électrons constitue un courant électrique continu (DC).
Ce phénomène, découvert par Albert Einstein en 1905 (prix Nobel de physique), ne nécessite aucune pièce mobile, aucun combustible et ne produit aucune émission lors de la génération d'électricité.
Le courant produit par les panneaux est continu (DC), incompatible avec le réseau électrique domestique qui fonctionne en courant alternatif (AC à 230V/50Hz). L'onduleur réalise cette conversion.
Il existe deux types d'onduleurs :
Après conversion, l'électricité est distribuée dans votre tableau électrique exactement comme le courant du réseau. Votre compteur Linky mesure ce qui est consommé depuis le réseau et ce qui y est réinjecté.
Le rendement d'un panneau (exprimé en %) mesure la part de l'énergie lumineuse convertie en électricité dans des conditions standardisées (1 000 W/m², 25°C). En 2025, les panneaux du marché affichent :
Le rendement du système complet est toujours inférieur au rendement des panneaux seuls, car il faut déduire les pertes de l'onduleur (3 à 5%), les pertes par chaleur (les panneaux produisent moins bien quand il fait très chaud), les pertes par câblage et les éventuels ombrages.
En pratique, on applique un "performance ratio" (PR) de 0,80 à 0,87 pour estimer la production réelle à partir de l'irradiation locale. Les données PVGIS utilisées sur ce site intègrent ce facteur.
Un panneau solaire de qualité a une durée de vie de 25 à 30 ans. La garantie fabricant standard couvre :
La dégradation annuelle est donc d'environ 0,5 à 0,7% par an. Sur 25 ans, cela représente une perte de production d'environ 15 à 18% par rapport à l'année 1, ce que les modèles de rentabilité doivent intégrer.